La lande du camp, un peu d'histoire...


Septembre 1922 : Louise Faure-Favier, journaliste au journal Le Temps, participe à une cérémonie en l’honneur d’un écrivain (Rémy de Gourmont).
Il est prévu de larguer par avion des milliers d’exemplaires d’un poème de l’auteur sur la ville de Coutances, mais la mécanique capricieuse de
l’avion va en décider autrement... Contrainte de se poser sur le champ de foire de Lessay, la journaliste va donner l’idée de la création d’un
aérodrome desservant tout le Cotentin au maire, Monsieur Fauvel. En 1923, la Marine nationale achète, à la commune, les terrains nécessaires à la création d’un aérodrome militaire, c’est la naissance du camp d’aviation.

Juin 1927 : Charles Lindbergh, de retour de sa traversée de l’Atlantique, se pose sur le camp. C’est ce passage qui donnera le nom de l’aérodrome 63 ans plus tard.
La Lande du camp a été propriété communale (et même un « commun » avant la naissance des communes...) et propriété de l’état (marine, SAFER, Conservatoire du Littoral), elle n’a jamais été soumise à des intérêts privés (bien que des propositions aient été faites...). La fonction du
camp d’aviation va empêcher toute modification du terrain dans un but agricole (la lande a, en effet, été énormément remaniée pour permettre
l’atterrissage d’avions et l’implantation de bâtiments). En 1998, la commune de Lessay vend 107 hectares de landes au Conservatoire du
Littoral.