La gestion partenariale
Les premières opérations menées par le Conservatoire du littoral ont visé à restaurer le cordon dunaire situé à l’ouest de l’île et à nettoyer les espaces naturels. Un petit troupeau de mouton avait été introduit pour assurer l’entretien des prairies.
L’expérience du pâturage extensif s’est révélée inadaptée pour gérer les prairies naturelles, parmi les plus productives de la région, dégradées par les activités humaines (fouilles archéologiques) et envahies par les chardons et les orties.


En 2003, il a été décidé de mettre en place un pâturage dirigé, dans le cadre d’une convention d’usage agricole avec un éleveur de moutons. Un enclos de 14 hectares, incluant la réserve ornithologique, a été créé, une bergerie a été restaurée, avec adduction d’eau potable et d’électricité, de manière à pouvoir introduire sur le site un troupeau de 80 brebis. Des chèvres et des ânes complètent le cheptel qui est présent de la mi-février à la mi-novembre.
Un plan de pâturage a été élaboré, en concertation avec le groupe ornithologique normand, pour essayer de recentrer la colonie de goélands sur la réserve ornithologique, en jouant sur la hauteur de l’herbe en fin d’hiver.
Parallèlement, un plan de lutte contre les chardons a été mis en place pour limiter le recours aux herbicides. Des interventions manuelles sont effectuées en mars sur les milieux les plus sensibles (pelouses aéro-halines, bordures des douves et de la vasière, digues) et une fauche exportation est réalisée début août dans les zones les plus productives.
Les différentes opérations sont calées sur la période de reproduction des oiseaux nicheurs afin de limiter le dérangement des oiseaux. Afin de diversifier les milieux et les perspectives paysagères, une plantation d’arbustes de différentes espèces représentatives des fourrés littoraux des côtes de la Manche a été effectuée en février 2006.
Des visites guidées sont organisées par le musée maritime.