La vulnérabilité du site provient essentiellement de la fragilité permanente du milieu face à la fréquentation. Dans la dune blanche, l’impact du piétinement doit être contrôlé par la canalisation du public au niveau des principaux accès à la plage à l’aide de ganivelles. La dune grise est, quand à elle, mise en défens par des plots qui empêchent la pénétration des véhicules, et notamment des tout-terrains.

Photo ganivelles
La dynamique naturelle de la végétation se traduit par une fermeture progressive du milieu, qu’il s’agisse de la dune grise avec la Fougère aigle (Pteridium aquilinum), le Troène (Ligustrum vulgare),le Prunelier (Prunus spinosa) et l’Ajonc d’Europe (Ulex europeaus) ou des dépressions humides avec les saules.Sur les parties les plus évoluées de l’arrière-dune, la fermeture du milieu est contenue par des opérations de débroussaillage suivies de pâturage pour l’entretien. Deux enclos ont actuellement été installés sur le massif dunaire, un à Héauville (5 ha) et l’autre à Biville (15 ha). Ces enclos sont confiés à des éleveurs locaux pour un pâturage mixte (principalement ovin/caprins).


Les dépressions dunaires sont débroussaillées et, dans certains cas, recreusées afin de retrouver des niveaux d’eau favorables à la végétation pionnière caractéristique de ces milieux.
Suite à ces actions de gestion, des suivis de végétation sont mis en place afin d’évaluer leur impact.
Toute l’année les inventaires faunistiques et floristique sont suivis et complétés afin d’améliorer notre connaissance des dunes de Biville et y appliquer une meilleure gestion