Aujourd'hui...
Aujourd’hui le havre de Saint-Germain n’est exploité qu’occasionnellement pour la récolte de salicorne. La plus grande activité encore en vigueur est le pâturage de mouton pour la production d’agneaux de prés salés, viande de qualité particulièrement prisée. La conchyliculture et la mytiliculture sont des activités relativement récentes. Les parcs sont installés à la sortie du havre car celui-ci charrie un grand nombre de microparticules favorables au bon développement des coquillages. Cette charge organique est notamment issue des phénomènes de dégradation naturelle de la végétation des herbus riches en obione, donc faiblement pâturés. Ces herbus sont aussi des zones de frai très fréquentés par une multitude d’espèces de poissons (bars, mulets, etc …).


Depuis le classement du site, la tangue n’est plus exploitée. Il en résulte une accélération dé la sédimentation du site et une augmentation de la surface de prés salés. On estime que tous les ans, 2,6 hectares du havre se transforment en prés salé et dans le fond du havre on constate l’accélération du phénomène de continentalisation. Doucement, les plantes halophiles disparaissent au profit des roselières ou de milieux plus banaux. Selon les estimations du GRESARC, 7 à 11000m3 de sédiments se déposent tous les ans dans le havre, tant et si bien que l’on estime sa fermeture à une centaine d’années si rien n’est fait....
Sur la Pointe du Banc, après la mise en œuvre ces dernières années de dispositifs de gestion de la fréquentation par le Conservatoire du littoral, le SyMEL a conduit plusieurs opérations de restauration et de gestion des milieux : réouverture de fourrés dunaires, pâturage ovin, création et restauration de mares dunaires, …