La gestion des dunes

la conservation des dunes du cotentin
La majorité des massifs dunaires protégés et gérés par le SyMEL sont dotés de plan de gestion. De nombreuses opérations sont donc menées pour conserver les écosystèmes dunaires et également permettre leur valorisation.

L'aménagement des dunes:

En aménagement de nombreux travaux sont réalisés :
- pose de plots
- clôtures
- aménagement d'aires naturelles de stationnement
- reconquête paysagère en supprimant dès l'acquisition des parcelles clôtures vétustes, cabanons, haies ornementales.
 

Ouverture au public :

Bien entendu cette approche est plus facile à adopter sur des sites de vastes étendus relativement sauvages comme les dunes d'Hattainville que sur des sites extrêmement fréquentés.

Le pâturage des Mielles :

Mouton dans les dunes de Biville

C'est une activité traditionnelle dans le Cotentin et le paysage actuel est un héritage de cette pratique ancestrale.
Ainsi, sur la majorité des sites, le pâturage est mené avec les agriculteurs. Un cahier des charges est défini, fixe les périodes de pâturage, les modalités d'affouragement et le nombre d'animaux. S'il y a encore une soixantaine d'année, le pâturage était souvent ovin, communautaire et se faisait à l'année, l'activité actuelle est liée à de l'hivernage pour des bovins ou des équins. Rares sont les sites où un pâturage printanier est mené. Les situations sont différentes d'un site à un autre et les chargements oscillent entre 0.3 UGB/Ha en instantané et 1.5 UGB UGB/Ha en instantané. Globalement la tendance est à l'extensification des pratiques, et ce pâturage est indispensable pour la conservation des habitats. D'importants travaux de clôtures de type high tensile sont réalisés chaque année pour permettre de mener cette activité agricole. Munis de passage d'homme leur intégration paysagère est généralement réussie.

La conservation des dépressions humides arrières dunaires:

Elles sont principalement localisées dans la Hague, sur la Côte des Isles et dans le secteur du havre de Saint Germain sur Ay. Sur la Côte des Isles, ce sont près de 145 hectares de « fosses » qui parsèment les dunes. Chacune de ces dépressions humides arrière dunaires est inventoriée, cartographiée et leur état de conservation est défini.
Traditionnellement fauchées pour la litière et pâturées, la disparition de cette activité, et le pâturage ne suffit souvent plus aujourd'hui à les entretenir, d'où des travaux de restauration par débroussaillage et fauche. Certaines d'entre elles ont récemment fait l'objet de travaux de décapage dans le cadre de Natura 2000, voire d'étrépage localisés en vue de rajeunir le milieu.
Laisser évoluer les caoudeyres est favorable à la création de de nouvelles dépressions humides.

oeillet
 

Mise en place d'un réseau de mares :

L'activité pastorale a engendré la création de nombreux points d'eau dans les mielles pour abreuver le bétail. Leur intérêt écologique n'est plus à démontrer. Les anciennes mares sont restaurées par curage avec parfois un agrandissement et reprofilage d'une partie des pentes. Ainsi avec ces opérations de restauration et de création de mares, chacun des sites se voit progressivement doté d'un réseau de nouvelles mares permettant la conservation de la faune et de la flore et plus particulièrement des amphibiens. Sur les sites pâturés par des équins ou des bovins, une mise en défends est réalisée et des pompes d'herbage sont suivant les cas installées.

Suivis scientifiques :

Les dunes sont par excellence des milieux à haute valeur patrimoniale. Les différentes opérations de gestion et de conservation des habitats font l'objet d'un suivi écologique (botanique, amphibiens).
Des sentiers balisés sont aménagés pour orienter et canaliser les visiteurs. Cette démarche est désormais généralement associée à la mise en place d'un plan d'interprétation qui permet le cas échéant de proposer une signalétique adaptée. Une gestion différenciée de l'érosion dunaire: Il y une quinzaine d'années la tendance de la gestion des dunes était à la fixation et à la restauration systématique des zones d'érosion (ganivelles, fascines, plantations d'oyat) car les sites acquis était souvent très dégradés.