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La Gestion des marais littoraux

marais du hâble

Beaucoup de marais actuels ont subit des modifications afin que l’Homme puisse en tirer parti. Maintenant, la gestion des marais arrière-littoraux est le résultat d’un compromis entre rationalité scientifique et réalisme social. L’objectif est donc de valoriser les marais arrière-littoraux et de maîtriser les activités qui s’y produisent.

Sur le plan biologique, l’intérêt de ces zones humides réside dans la mosaïque habitats et la diversité d’espèces. Une partie des opérations de gestion est donc concentrée sur les suivis scientifiques d’espèces ou de paramètres indicateurs de la qualité des milieux. Par exemple, inventaire des populations nicheuses d’oiseaux, inventaire entomologique, relevé régulier du taux de salinité des eaux…

Si aucune intervention de gestion n’était réalisée, très vite les milieux tendraient à s’embroussailler avant de se boiser. Ce phénomène se traduirait par une perte de biodiversité. Pour éviter cela l’entretien des marais est nécessaire et deux types d’opération sont possibles : la fauche ou le pâturage.En ce qui concerne le pâturage, il est souhaitable de pratiquer un pâturage extensif surtout sur des sols humides et peu portants. Ce choix de gestion a l’avantage de créer une diversification dans les zones pâturées, selon l’appétence des végétaux et la pression de broutage exercée par les animaux. Toutefois, cette technique présente quelques inconvénients, notamment quand les marais sont occupés par des végétaux sans intérêts pour les animaux comme les roseaux, les iris ou les laîches. Cette partie de marais tend alors à se fermer et se combler. Pour contrer cette évolution, une opération de gestion comme la fauche avec exportation est nécessaire. Ce type de végétation est par ailleurs très apprécié des oiseaux et autres animaux, surtout en période de reproduction. Donc ces travaux, généralement traumatisants, se font après le mois d’août. Pour les mêmes raisons, la surface traitée ne doit représenter qu’une partie, le reste de la végétation servant de refuge aux animaux.Une autre problématique est nécessairement abordée pour le bon fonctionnement des marais. Il s’agit de la gestion des niveaux d’eau. Ce sujet est relativement complexe à traiter car les avis divergent selon les usages.Sur le plan social et économique, la gestion intègre les activités d’acteurs locaux comme les agriculteurs, les chasseurs. Dans tous les cas, une convention avec un cahier des charges permet d’être claire entre partenaires sur le type de gestion voulue.